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Haïti et l’arme sismique Seal project

Ajouté le 2/5/2011

La polémique ouverte par la publication sur notre site d’un article évoquant la possible origine artificielle du tremblement de terre à Haïti requiert quelques précisions. Oui, l’arme sismique existe et les Etats-Unis, entre autres, la possèdent. Oui, les forces états-uniennes étaient pré-positionnées pour se déployer sur l’île. C’est insuffisant pour conclure, mais cela mérite réflexion.

En publiant « Les Etats-Unis ont-ils provoqué le tremblement de terre à Haïti ? », notre objectif était de relayer une question qui agite les milieux militaires et médiatiques dans plusieurs pays, mais était ignorée dans d’autres [1]. Cela ne vaut pas prise de position. Simplement, fidèles à notre méthode, même si elle est souvent mal comprise, nous considérons qu’on ne peut comprendre les relations internationales qu’en étudiant ce que pensent les dirigeants de la planète. Le conformisme ambiant conduit à ce que lorsque nous rendons compte des débats à Washington, personne ne s’en offusque, mais quand nous relayons les débats des pays non-alignés, nous assistons à une levée de boucliers en Europe. Tout se passe comme si les Européens jugent a priori que seules les problématiques « occidentales » sont pertinentes et que les autres sont déraisonnables.

Un de nos collaborateurs a tenté de retracer l’origine de l’imputation selon laquelle le tremblement de terre à Haïti pourrait être artificiel. Il s’est inquiété qu’il puisse s’agir d’une pure intoxication introduite par un certain David Booth (alias Sorcha Faal) qui se serait propagée dans des milieux gouvernementaux dans le monde. En définitive, nous ne savons pas avec certitude qui est la source initiale, mais nous savons que cette question est débattue au plus niveau dans plusieurs Etats en Amérique latine, en Europe orientale et en Asie.

En tant que responsable de publication du Réseau Voltaire, j’ai fait le choix de rechercher et de traduire la dépêche de ViveTV, qui avait été éditée sous forme de communiqué sur le site web du ministère de l’Information du Venezuela, et de la publier avec le sujet vidéo de Russia Today, en les assortissant d’un remarque préliminaire : « Etrangement, la télévision vénézuélienne source ses imputations en désignant l’armée russe, tandis que la télévision russe source les mêmes imputations en désignant le président Chavez. »

Si ces éléments ont été repris avec fidélité par de nombreux journaux, notamment au Proche-Orient, ils ont été déformés par la presse atlantiste en s’appuyant sur l’article de Sorcha Faal. Celui-ci a extrait des passages du texte de ViveTV, et les a placés entre guillemets dans la bouche du président Chavez. Ce qui était une hypothèse de travail devenait alors une position gouvernementale. Certains de ces journaux sont allés plus loin encore en inventant de toutes pièces le contexte dans lequel le président vénézuélien se serait exprimé, de manière à conclure que le le président et son auditoire sont atteints de délire anti-américain aigu, et que le Réseau Voltaire participe de la même pathologie.

Ne nous laissons pas intimider par cette manipulation et approfondissons cette hypothèse.

Que savons nous de l’arme sismique aujourd’hui ?

Durant la Seconde Guerre mondiale des chercheurs néo-zélandais ont tenté d’élaborer une machine à provoquer des tsunamis qui puisse être utilisée contre le Japon. Les travaux furent dirigés par l’Australien Thomas Leech de l’université d’Auckland, sous le nom de code « Projet Seal ». Plusieurs expériences à petite échelle furent réalisées, en 1944-1945, à Whangaparaoa. Elles furent couronnées de succès.

Les Etats-Unis considéraient ce programme comme aussi prometteur que le « projet Manhattan » de fabrication d’une bombe atomique. Ils désignèrent le docteur Karl T. Compton pour faire la liaison entre les deux unités de recherche. Compton était le président du MIT. Il avait déjà recruté de nombreux savants pour l’effort de guerre et il était l’une des huit personnes chargées de conseiller de président Truman sur l’usage de la bombe atomique. Il pensait que celle-ci pouvait fournir l’énergie nécessaire à l’équipe de Leech pour provoquer de plus vastes tsunamis.

Les travaux de Thomas Leech furent poursuivis durant la Guerre froide. En 1947, George VI éleva le savant à la dignité de Chevalier de l’Empire britannique pour le récompenser d’avoir élaboré une arme nouvelle. Le Projet Seal étant toujours un secret militaire, il ne fut pas révélé à l’époque qu’il était honoré pour la bombe à tsunami. Par la suite, les services US se sont appliqués à faire croire que ces recherches n’avaient jamais existé et que tout cela n’était qu’un leurre pour impressionner les Soviétiques. Cependant, l’authenticité des essais de Leech a été établie, en 1999, lorsque une partie de la documentation a été déclassifiée par le ministère néo-zélandais des Affaires étrangères. Officiellement les études ont repris aujourd’hui à l’université de Waikato. [2]

On ignore si les recherches anglo-saxonnes ont été poursuivies durant les années 60, mais elles ont repris par la force des choses lorsqu’il fut décidé de procéder à l’abandon des tests nucléaires dans l’atmosphère au profit de tests sous-marins. Les Etats-Unis craignaient de provoquer involontairement des tremblements de terre et des tsunamis. Ils voulaient donc savoir le faire volontairement.

Officiellement, à la fin de la guerre du Vietnam, les Etats-Unis et l’Union soviétique ont renoncé aux guerres environnementales (tremblements de terre, tsunamis, bouleversement de l’équilibre écologique d’une région, modifications des conditions atmosphériques -nuages, précipitations, cyclones et tornades-, modification des conditions climatiques, des courants océaniques, de l’état de la couche d’ozone ou de l’ionosphère) en signant la « Convention sur l’interdiction d’utiliser des techniques de modification de l’environnement à des fins militaires ou toutes autres fins hostiles » (1976).

Toutefois, à partir de 1975, l’URSS a ouvert de nouvelles recherches de Magnétohydrodynamique (MHD). Il s’agissait d’étudier la croute terrestre et de prévoir les séismes. Les Soviétiques étudièrent la possibilité de provoquer de petits séismes pour en éviter un grand. Ces recherches furent bientôt militarisées. Elles aboutirent à la construction de Pamir, la machine à tremblement de terre.

Lors du démantèlement de l’URSS, des responsables de ce programme décidèrent par appât du gain de passer aux Etats-Unis, mais leur recherche étant inachevée le Pentagone refusa de payer. En 1995, alors que la Russie était gouvernée par Boris Eltsine et l’oligarque Viktor Tchernomyrdine, l’US Air Force recruta les chercheurs et leur laboratoire à Nijni Novgorod. Ils y construisirent une machine beaucoup plus puissante, Pamir 3, qui fut testée avec succès. Le Pentagone achèta alors les hommes et le matériel et les transporta aux USA, où ils furent intégrés au programme HAARP.

Retour à Haïti

Rien ne distingue un séisme provoqué d’un séisme naturel, cependant on ne sait provoquer que des séismes superficiels, comme celui d’Haïti.

Ce qui suscite le trouble, c’est que la réaction des Etats-Unis. Alors que les médias atlantistes se contentent de relayer la polémique sur les violations de la souveraineté haïtienne, les médias latinos-américains s’interrogent sur la rapidité du déploiement des GI’s : dès le premier jour, plus de 10 000 soldats et contractants sont arrivés à Haïti. Cet exploit logistique s’explique simplement. Ces hommes étaient déjà pré-positionnés dans le cadre d’un entraînement militaire. Sous l’autorité du commandant en second du SouthCom, le général P. K. Keen, ils participaient à la simulation d’une opération humanitaire, à Haïti, après un ouragan. Keen et son équipe étaient arrivés quelques jours auparavant. Au moment précis du tremblement de terre, ils se trouvaient tous à l’abri, à l’ambassade US qui est construite selon les normes anti-sismiques, à l’exception de deux hommes qui se trouvaient à l’hôtel Montana et qui auraient été blessés.

Le général Keen a donné de nombreuses interviews à la presse états-unienne, qui a multiplié les reportages et émissions à propos des opérations de secours. Il a souvent fait mention de sa présence à Port-au-Prince durant le séisme, mais jamais des motifs de cette présence.

Parmi les objectifs de l’exercice militaire figurait le test d’un nouveau logiciel permettant de coordonner les efforts humanitaires des ONG et des armées. Dans les minutes qui ont suivi la catastrophe, ce logiciel a été mis en ligne et 280 ONG s’y sont inscrites.

Il est légitime de se demander si ces coïncidences sont ou non l’effet du hasard.



 Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur duRéseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).

Source: http://www.voltairenet.org/article163692.html

Tags : Haiti arme sismique HAARP proj

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PROJET HAARP

Ajouté le 13/5/2009

HAARP project

Prise de contrôle des esprits!

L'un des buts du projet serait de constituer une sorte " d'arc antenne " électrique permettant de provoquer une pluie de radiation électromagnétique sur une zone prédéterminée. Au début des années 80, le principe mis en place était axé sur la recherche optimisée de réservoirs de gaz naturel dont le sous sol est abondamment pourvu, pour les besoins énormes locaux dans un environnement difficile pour l'homme. L'un des premiers brevets concernant des systèmes de type radio émetteurs du projet HAARP avait pour projet un site de plus de 70 km de diamètre utilisant de grandes quantités d'énergie électrique fournies par les turbines de centrales fonctionnant au gaz naturel.
Le système, tout en rendant obsolète le système de laser destructif à rayons X cher à Reagan dans le cadre du programme anti-missile de la " guerre des étoiles ", du temps de la présidence de Ronald Reagan et abandonné depuis, permettrait de concevoir un bouclier de protection globale rendant inopérant tout système de navigation et de guidage de n'importe quel missile en vol et ce, sur n'importe quel point du globe. L'idée de base de ce nouveau concept d'arme est de générer un faisceau d'ondes radio d'une intensité énorme (1.7 Gigawatts - 2.8 à10 MHz) en direction de la haute atmosphère selon le mode opératoire inversé d'un radio télescope puisqu'il s'agit d'émission et non de réception, afin d'y provoquer l'ionisation de certaines particules neutres par l'échauffement des électrons à certaines altitudes. N. Tesla avait baptisé ces ondes " ondes stationnaires terrestres ". L'ionosphère serait alors utilisée comme des lentilles, un miroir ou un système d'antennes. L'ionosphère constitue un bouclier électrique contre le bombardement cosmique constant de particules à haute énergie et les piège pour les empêcher d'atteindre la surface de la planète. La partie de l'ionosphère concernée se situe à une altitude comprise entre 60 et 900 km au-dessus de la surface terrestre. Les recherches officiellement reconnues tendent à assurer l'amélioration des communications radio à longue portée, ou des moyens de transmission avec les sous-marins.

Projet HAARP

Le Pentagone est le principal pourvoyeur de fonds. Le Département de la défense, de l'Air Force et de la Marine sont naturellement concernés. Les ondes générées par les systèmes de transmission radio à hautes fréquences classiques sont pour la plupart absorbées par les couches de la basse atmosphère et se désintègrent. La basse atmosphère terrestre est principalement composée de gaz constitués de molécules et d'atomes neutres. L'ionisation concerne la haute atmosphère, l'ionosphère donc, où les rayons ultraviolets et les rayons X transforment ces particules en électrons libres et en ions.
La notion de température est plutôt fonction de l'état " d'excitation " des électrons. Suivant les fréquences et les conditions atmosphériques, l'ionosphère réfléchit, absorbe ou altère les signaux radio. Les ondes radio de Moyenne Amplitude (AM) " passent " mieux de nuit lorsque la réflectivité de l'ionosphère est accrue, alors que leur portée est nettement diminuée de jour. Les champs magnétiques terrestres perturbent d'autre part notablement la nature de l'ionosphère.
Une argumentation en faveur du système HAARP allègue qu'il serait possible de protéger les hautes couches atmosphériques en empêchant la dégradation des trop fameuses couches d'ozone.
Ainsi c'est plus de 200 millions de dollars de budget, aux frais du contribuable américain et pour sa propre ruine à plus ou moins longue échéance, auront été investis dans le programme de recherche d'ici la fin de la décennie.

Le système prochainement mis en place, dont le nom est " IRI " pour Instrument de Recherche Ionosphérique, sera constitué d'un ensemble de 360 antennes, soit dix fois plus qu'actuellement. Ce sigle est étrangement proche au point de la parodier, de celui de l'écriteau, " INRI " accroché à la croix au dessus de la tête du Sauveur. La " GUERRE DES FREQUENCES " fait partie de Haarp, de l'utilisation des armes scalaires : armes à micro-ondes, ELF (extremely low frequency), identification de l'adn et attaque à longue distance, notamment via les chemitrails (effet miroir, entre autres), de la cible (chaque individu a une signature unique), et manipulation mentale de l'entourage (famille, amis, etc.) pour harceler la cible et éventuellement, si possible, la détruire, psychologiquement ou physiquement. Les projets HAARP et DARPA (programme de recherche du Pentagone sur le contrôle de la masse) sont le bras armé du seigneur pour le CHAOS. HAARP et HIPAS sont les projet de réchauffement de la ionosphère et du contrôle des esprits par les ondes. La NASA est directement impliquée dans le projet. 
La ionosphère nous protège des radiations cosmiques du soleil et des perturbations électromagnétiques. En contrôlant ces phénomènes il est possible de contrôler la météo sur terre. Les scientifiques ont donc découvert l'influence de la ionosphère et les effets sur l'homme et sur son cerveau. Maintenant ils construisent des antennes partout, et ce n'est pas un hasard que la bande de fréquence choisie pour l'utilisation du téléphone cellulaire soit celle de Wilhelm Reich, qui a découvert dans les années 1940 comment pour manipuler un esprit sans que la victime ne s'en aperçoive. Reich a travaillé sur ce projet secret de la CIA pendant plus de 5 ans, à partir de 1947-1952, jusqu'à ce que la CIA utilise le contrôle de l'esprit sur le peuple américain. Le potentiel disponible engendré par le système du projet HAARP est absolument fantastique et peu de citoyens du monde ont conscience de la révolution profonde qui va s'appliquer aux moyens de servitude dont va pouvoir disposer un jour ou l'autre une élite qui rêve d'un contrôle total de l'humanité. Afin par exemple d'ausculter la surface terrestre, des antennes virtuelles générant des trains d'ondes gigantesques à fréquences extrêmement basses (Extremely Low Frequency ELF), enregistrent leurs réflexions pour les renvoyer à des laboratoires où des calculateurs les analysent. L'imagerie ainsi constituée est le reflet des ruptures d'homogénéité du sous sol terrestre ou des profondeurs marines. Des micro ondes à pulsion rapide excitent les composants électroniques et provoquent leur destruction finale par fusion, tout ceci s'accomplissant à la vitesse de la lumière! Cette technologie, à caractère environnemental, permet dans le cadre d'applications purement militaires de:

-Perturber sérieusement les systèmes de communications des satellites au point par exemple de plonger dans le silence une partie de la planète.
-Modifier, intercepter et contrôler la trajectoire de missiles ennemis bien avant qu'ils se profilent à l'horizon.
-Modifier la météorologie au dessus de zones prédéfinies en localisation et en étendue… inondations et sécheresses seraient ainsi donc programmables.
-Modifier les fréquences de l'air.
-Affecter par radiation électromagnétique pulsée les fonctions cérébrales propres au processus de la pensée humaine
-Augmenter la température interne du corps pouvant ainsi provoquer des conflits psychologiques et des problèmes de santé.
-Provoquer par échauffement local, l'explosion de réservoirs d'automobiles.
-Mettre à feu des munitions transportées par air par fusion des fusibles de protection des systèmes électroniques embarqués.
-Brouiller les systèmes de communication/navigation utilisés par les compagnies aériennes civiles ou militaires.
-Modifier les chemins de migration de la faune sauvage. Les suicides de masse des baleines, cachalots et autres dauphins devraient nous faire réfléchir car ces phénomènes étaient inexistants par le passé; les tortues de mer qui meurent faute de pouvoir gagner une plage, des poissons tropicaux que l'on trouve dans les eaux froides du cercle arctique sont autant d'exemples alarmants.
-Effectuer une exploration topographique, pour collecter des informations, ausculter et analyser le sous-sol afin de localiser des laboratoires et autres fabriques d'armes souterrains.
de détecter des tremblements de terre ou de les provoquer.
-Faire fondre la/les calotte(s) polaire(s).
-Créer un bouclier thermique qui permettrait par exemple d'évaluer la composition des éléments constitutifs d'un missile balistique intercontinental.
-Provoquer une surtension électronique dans les systèmes embarqués de guidage d'un avion en vol d'intrusion en basse altitude. Un satellite espion ou " non référencé " pourrait être soumis au même régime.
-Améliorer les moyens de commande, de contrôle et de communication militaires;.
-Zapper toute forme de communication radio sur une aire donnée tout en maintenant le fonctionnement du système de communication interne.
-Constituer un instrument de recherche pour les énergies fossiles.
-Générer une imagerie tridimensionnelle

La contamination de l'eau et des aliments avec des molécules agissant sur l'humeur et sur l'esprit est aussi possible. Diffuser dans l'eau ou les aliments des micro-robots (ou "nano-machines") invisibles à l'œil nu. Une fois dans le corps, des centaines de micro-robots porteurs d'une micro-puce électronique pourraient aller se greffer sur les neurones pour en prendre le contrôle. Des nano-robots invisibles à l'œil nu ont déjà été produits, et l'interfaçage neurone-microprocesseur a déjà été expérimenté avec succès en laboratoire. La technologie des micro-processeurs ultra-miniaturisés est également maitrisée depuis quelques années.
Jean-Pierre Changeux, Président d’honneur du Comité (Comité Consultatif National d’Ethique) et neurologue à l’Institut Pasteur de Paris, a annoncé lors de la réunion publique annuelle du Comité National Consultatif d’Ethique que comprendre le fonctionnement du cerveau humain est susceptible de devenir l’une des disciplines les plus riches et prometteuses du futur. Mais les neurosciences posent également certains risques, dit-il, en soutenant que les progrès en imagerie mentale ouvrent le champ à de très grandes capacités d’invasion de l'intimité. Bien que le matériel nécessaire soit encore fortement spécialisé, il deviendra courant et pourra être utilisé à distance, prévoit-il. Cela ouvrira la voie à des abus tels que l'invasion des libertés personnelles, la manipulation du comportement et le lavage de cerveau. Ces inquiétudes sont loin d’être du ressort de la science fiction, a indiqué Changeux, et constituent " un risque sérieux pour la société ". Denis Le Bihan, un chercheur au Commissariat à l'énergie atomique (CEA), a dit lors de la réunion que l'utilisation des techniques d’imagerie a atteint le stade où "nous pouvons presque lire les pensées d’une personne".

Le témoignage édifiant d'un ingénieur français

Moi, ingénieur, je suis suivi par les services secrets...
Filatures, écoutes (grandes oreilles) et surveillance physique et mentale par satellite (inquisition implacable) avec bruitage, martelage et harcèlement par ondes sonores à toutes heure et en tout lieu; et aussi avec incitation très forte à ressasser (interaction en temps réel entre le ou les inquisiteurs et la personne surveillée). Il s'agit souvent de répression mentale très handicapante et d'infractions gravissimes entraînant de nombreux dérapages. Il y a même une gestuelle.
Je voudrais solliciter votre intervention contre des filatures illicites avec des atteintes très graves aux droits de l'homme qui me sont appliquées spécialement depuis fin 1998, à l'aide d'un "montage" réalisé à la suite de démarches inqualifiables. Ces méthodes consistent en une surveillance / filature électronique avec sonorisation (corps et esprit, jour et nuit et partout : donc par satellite. Il y a eu réalisation d'un balisage complexe (à mon insu) avec l'aide de la CIA / NSA.
Ce "montage" permet l'envoi de sons d'intensité forte venant de l'extérieur et de sons d'intensité faible mais alors très localisés sur la personne (mots ou phrases, "matraquage mental ou psychologique", genre de "brain storming" à distance, télépathie, filature des pensées, espionnage mental (avec sonorisation interactive). Il donne la possibilité à des indélicats et / ou malveillants de créer des nuisances sonores et aussi de porter atteinte à la vie privée ou personnelle : de réaliser des perturbations graves et une pollution du cerveau. Ces nuisances sont réalisées, avec des sous-traitants, à l'aide d'enregistrements sonores en direct ou en différé et d'une logistique hypersophistiquée (par satellites, superordinateurs...) Il y a un aspect ubuesque et inconvenant dans ces procédés (avec souvent une nuisance sonore de l'environnement) mais aussi un aspect très répressif, handicapant et stressant. Ce bruitage fréquemment très localisé et interactif est extrêmement difficile à supporter à certains moments (agression sonore et déstabilisation psychologique). Cela est très préjudiciable pour la santé.
Aucune raison officielle ne m'a été donnée pour justifier de telles méthodes irresponsables (et antiéconomiques), contraires au code pénal, à toute éthique, à toute déontologie, aux conventions internationales, et au respect le plus élémentaire de la personne humaine. Il s'agit de procédés de destruction, de marginalisation, de déstabilisation de la personne humaine, inacceptables dans un état de droit. Je proteste contre cette injustice aggravée au cours du temps (surtout depuis fin 95), un tel arbitraire et cette grande délinquance -utilisation notamment de matériel très coûteux civil et de la défense nationale).
J'ai bien sûr déposé des plaintes dont deux ont conduit à des auditions auprès de services de gendarmerie : à Sassenage en 89 et à Grenoble en 93 (PV : voies de fait). Ces plaintes ont parfois apporté une amélioration passagère, les responsables de ces agissements prenant peut-être conscience de leurs délits  (et de leurs dégâts), des nuisances produites et aussi du fait que peu d'organisations pourraient cautionner ces procédés exécrables et aberrants, réalisés avec des moyens inouïs, cela au profit de quelques personnes ou d'intérêts très minoritaires .
Je sollicite votre contribution pour obtenir l'arrêt de ces filatures aussi insensées que préjudiciables".

Paru dans le mensuel "Les dossiers à la Une" du mois de juillet 2000 consacré à l'espionnage et intitulé "Français on vous espionne". L'article ci-dessus est la reproduction exacte de ce qui a été publié dans le numéro hors-série du journal "La Une".

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